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Si la théologie est bien la science qui propose d’exercer son intelligence dans le domaine de la foi, elle est aussi la chance de prendre à bras-le-corps les grandes questions humaines et de s’interroger sur le sens de la vie à travers l’étude de la Bible, de la Tradition chrétienne, de la philosophie, de l’éthique... La Théologie n’est pas déconnectée de la vie ; mais, parce qu’elle est une science, elle se donne les moyens de la réflexion (interrogation, argumentation, critique...) pour témoigner de la visée chrétienne dans le contexte actuel. Les questions de l’intelligence de la foi sont nos questions de femmes et d’hommes. C’est pourquoi au fil des siècles l’étude de la Théologie s’est fondée sur quatre domaines principaux :
- La connaissance de la Bible, car, comme tout texte, la Bible se prête à une multitude de méthodes d’interprétation. Une initiation progressive aux méthodes exégétiques, permet d’apprendre à lire activement l’Ancien et le Nouveau Testament en respectant les genres littéraires de ce livre- bibliothèque que représente la Bible. - La Tradition chrétienne, car le rapport des chrétiens au texte biblique n’est pas fondamentaliste : une juste interprétation des Écritures entre en cohérence avec l’ensemble de la vie des communautés chrétiennes. L’étude de l’Histoire et de la tradition des Pères de l’Eglise (théologie patristique) s’avère donc fondamentale. - Faire de la Théologie, c’est donc bien « chercher » pour mieux « rendre compte ». La Théologie proprement dite diffracte cette exigence dans plusieurs directions : la théologie fondamentale ou dogmatique étudie comment formuler qui est le Dieu des chrétiens et comment on peut le connaître (étude des notions de Foi, Révélation, Trinité, Grâce...) ; qui est ce Jésus appelé Christ et pourquoi on l’appelle Sauveur (Christologie, théologie du Salut...) ; que représente la notion d’Eglise, comment elle s’est forgée et quelles règles de vie elle s’est donnée (Ecclésiologie ; Droit Canonique) ; on s’interroge également sur la portée de ces signes visibles tels que le baptême, l’eucharistie, qui sont vécus comme incontournables pour la foi (théologie sacramentaire et liturgique). La théologie pratique quant à elle développe sa méthode à partir de cas concrets. Ancrée dans le monde d’aujourd’hui, la théologie catholique s’interroge enfin sur ses relations avec les autres religions qu’elle apprend à mieux connaître (théologie chrétienne des religions, théologie du dialogue interreligieux...) - Sœur ou étrangère, servante ou maîtresse, partenaire ou adversaire, la philosophie et la théologie ont très tôt endossé l’une par rapport à l’autre un rôle ambigu et complexe : chacune à son tour persuadée de sa domination englobante ; chacune à son tour contrainte de reconnaître l’impossibilité de s’épanouir sans l’autre. La Philosophie (de l’antiquité à la philosophie contemporaine) et la métaphysique occupent donc une grande place dans les études de Théologie et notamment pour la théologie morale ou éthique confrontée aux questions cruciales des sociétés : bioéthique, éthique économique, politique et sociale... - Par ailleurs, aujourd’hui, dans le cadre d’un cursus complet, la théologie s’ouvre de plus en plus aux sciences humaines dont elle partage de nombreux outils: anthropologie, sociologie, psychologie... Tout un panel de cours complémentaires (y compris les initiations à l’informatique et l’apprentissage de langues vivantes) fait donc partie de cette ample formation. Télécharger le document sur la Faculté de Théologie Les études de théologie : une réelle formation humaine passionnée par l’actualité.Faculté de Théologie et de Sciences religieuses Université Catholique de l’Ouest 3, place André Leroy BP 10808 49008 Angers cedex 01 - France http://theologie.uco.fr Revue en ligne de la Faculté : http://www.theolarge.fr
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